André Émard

Fils de Josaphat Émard et Elphégina Laramée

LAVAL, le 4 février 2005

Il y a longtemps que je désire écrire l’histoire de ma famille. On parle souvent de l’arbre généalogique d’une famille et avec ce travail, je veux laisser par écrit un peu d’informations sur le sujet.

Mon nom est ANDRÉ ÉMARD et j’ai vu le jour le 14 Août 1943 dans le quartier HOCHELAGA de Montréal. Mon père est Josaphat Émard. Ma mère s’appelait Elphégina Laramée et elle a eu dix ( 10 ) grossesses dont huit ( 8 ) bébés vivants et deux ( 2 ) sont décédés à la naissance, soit une fille à la naissance même et un garçon qui avait trois ( 3 ) mois. À ma naissance, la famille habitait un petit logement sur la rue AYLWIN, soit le 2089, un rez-de-chaussée, endroit ou je suis né. Il faut que je vous dise que j’était le dixième et le dernier bébé de cette famille. Je fus baptisé à l’église de la Nativité sur la rue Ontario.

Je me rappelle un peu de cette maison et de ce quartier de Montréal parce que nous avons déménagé à Montréal-Nord en 1949 alors que je n’avais que 6 ans. Nous étions sept ( 7 ) avec les parents à emménager dans cette nouvelle maison. Magella et Rita étaient mariées et Jeanne d’Arc était déjà chez les religieuses. À Montréal-Nord, c’était une belle grosse maison située sur le haut de la côte. Elle était très grande avec ses 9 appartements, la salle à diner, le salon avec des portes doubles toutes vitrées et les 6 gros arbres qui se dressaient devant semblaient la protéger. L’hiver, pour la chauffer, il fallait utiliser jusqu'à 7 tonnes de charbon pour faire fonctionner le système de chauffage. Une grosse fournaise d’une hauteur de 6 pieds avec une base qui faisait au moins 3 pieds de diamètre se tenait dans un coin du sous-sol. Ensuite, comme il n’y avait pas de cuisinière électrique, il fallait aussi acheter du bois pour le poêle de la cuisine. Ce poêle pouvait brûler à lui-même jusqu’à 10 cordes de petit bois franc par année. Tout ça était entassé et cordé dans la " cave ". En 1956, la fournaise fut modifiée et à partir de ce moment elle fonctionnait au mazout ( huile à chauffage ). Un gros brûleur y avait été installé avec un réservoir de 200 gallons pour contenir le mazout. Aujourd`hui, je regrette un peu de ne pas avoir gardé cette demeure. Je l’ai toujours dans la mémoire. À l’occasion, j’y retourne pour la voir. Elle est toujours là, au 11272 de la rue Racette.

André Émard est né le 14 août 1943. Il a épousé Pierrette Deguire le 24 juin 1966 à la paroisse Sainte-Gertrude de Montréal. Elle est née le 6 février 1946 à Laval. Ensemble, ils ont eu deux enfants :